Article mis en avant

Introduction au patrimoine culturel: patrimoine de l’immigration

Dans le cadre de notre cours sur le patrimoine culturel, nous avons eu l’occasion de rédiger de petits textes en nous inspirant des illustrations du livre « Là où vont nos pères » de Shaun Tan. Nous les partageons avec vous!

Mon grand-père paternel a quitté l’Italie pour non seulement trouver un emploi en Suisse mais aussi pour des raisons financières car dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de familles étaient pauvres. Il a donc retrouvé son frère aîné à Genève. Dans son nouveau foyer, comme il était pauvre, il y avait exclusivement des objets, des souvenirs et diverses photos qu’il avait amenés d’Italie. En Suisse, il a finalement rencontré la femme qui allait partager sa vie. Ils ont eu un fils (mon père) et ils ont quitté Genève pour aller vivre à Ecublens. Ça fait 63 ans qu’il vit en Suisse, sa femme est décédée depuis longtemps et sa situation s’est améliorée.
Aujourd’hui âgé de 85 ans, il recommence à décorer son appartement comme quand il vivait en Italie.
Mathieu, le 31 octobre 2018

 

Introduction au patrimoine culturel: patrimoine de l’immigration

Là où le vent nous mène
Il était une fois un homme qui marchait dans la ville ; il avait une valise et un chapeau. Il marchait pour aller retrouver sa maman disparue. Il décida de partir de son pays qui se trouvait dans les Îles Caraïbes.
Il prit alors un petit bus sous-marin et il fit 3 jours dans cette navette ; il n’y avait pas à manger, pas à boire et il ne pouvait pas aller aux toilettes. A la fin des 3 jours, il se retrouva à la gare de l’ìle Cosmous. Il arriva à 20h00, il se retrouva tout seul sans rien mais il décida de continuer pour retrouver sa maman. Il dormit une nuit dans le froid à la gare. Le lendemain, il décida d’aller manger et reprendre des forces avec les moyens du bord. Il commença à marcher, marcher, marcher, marcher, marcher et soudain, il rencontra un petit bonhomme vert, un petit animal, qui n’était pas un extra-terrestre. L’homme l’admira un moment puis il commença à marcher ; le petit animal le suivit et ils partirent donc ensemble retrouver la maman disparue.
Après quelques jours, ils virent une silhouette féminine apparaître dans leur champ de vision…serait-ce elle ?
Suite au prochain épisode !
Elisa, le 5 décembre 2018

Introduction au patrimoine culturel: patrimoine de l’immigration

Nous sommes partis hier soir et nous avons bien cru qu’on aurait pu y passer. Pour arriver, nous avons dû payer un passeur afin de traverser la frontière chinoise. C’était tard dans la nuit évidemment ; notre passeur nous disait qu’il y avait des patrouilles de gardes dans la forêt, parfois accompagnées de chiens. Heureusement, notre passeur avait de bons contacts et il connaissait les heures de garde. Malgré cela, il n’y avait pas à dire, nous étions stressés ; nous avions une heure pour traverser une forêt de trois kilomètres et nous avons bien cru, à plusieurs reprises, que nous allions y passer.
Mais voilà la ville chinoise de Dandong, elle est belle et si mieux entretenue que la ville de province où nous habitions. Nous sommes tout de même malheureux de quitter la Corée car c’est notre pays mais nous pensons que nous trouverons un avenir meilleur en Chine, et puis, malgré tout, les gens ont l’air heureux.
Samuel, le 7 novembre 2018

Introduction au patrimoine culturel: patrimoine de l’immigration

Il y a une petite famille en train de festoyer un excellent repas bien garni, sous un bel éclairage. Ils décidèrent de faire un dernier repas pour garder un très bon souvenir ; parce qu’après, les parents partiront avec leur enfant à l’étranger, pour un nouveau départ. Malheureusement, le grand-père ne peut pas partir. La petite famille partira en Italie pour une vie meilleure et surtout pour avoir un travail bien payé, pour manger à leur faim.
Giuliano Doimo, le 7 novembre 2018

Introduction au patrimoine culturel: patrimoine de l’immigration

Les aventures de John Smith
En 1939, aux Etats-Unis à Boston. Un jeune homme nommé John Smith s’est engagé pour le combat contre l’Allemagne au côté de son pays. John a participé au débarquement de Normandie, il n’était qu’un simple soldat qui survivait. Il était passionné par les sculptures. John Smith n’aimait pas la guerre, mais pour pouvoir suivre sa passion, il devait se battre parce que son rêve était d’aller en France pour pouvoir avoir son propre travail.
Après la libération de la France, des allemands, le Général de Gaulle annonça la liberté du pays et c’est là que John commença à montrer quelques sculptures au Général pour le remercier. Le Général a apprécié les arts de John. Le général lui proposa d’avoir sa propre boutique. John accepta la proposition du Général. Une semaine plus tard, John eut son propre travail de sculptures avec un atelier pour faire sa passion. Une année après avoir son propre atelier, d’autres artistes sont allés le voir pour lui proposer d’exposer ses sculptures dans des musées d’art. John ne cherchait pas à être célèbre mais il accepta la proposition. En 1945, les sculptures de John Smith furent exposées partout, dans tous les musées d’art du monde et il est devenu célèbre jusqu’à sa retraite.
Fin.
Manuel Vargas Costa, le 7 novembre 2018

Introduction au patrimoine culturel: patrimoine de l’immigration

Ça y est, après une longue traversée de 13 jours, nous voilà arrivés à New York. Sur le pont les passagers observent les gratte-ciels de la ville, d’autres préparent leur valises. Arrivé au port, je descendis du bateau et je me rendis au service de l’immigration de la ville en espérant qu’il m’accorde un visa pour rester au pays. Car si je suis venu aux Etats-Unis, c’est pour vivre une vie bien meilleure que dans mon pays d’origine, la Pologne. Je suis donc arrivé au bureau des immigrants avec beaucoup de compagnons partis pour le Nouveau Monde pour les mêmes raisons que moi.
On était tellement serrés et surtout impatients de recevoir notre visa que chaque fois que les personnes du bureau venaient, ils se précipitaient pour savoir quand ils auraient leur visa. Il aura fallu plusieurs jours pour que je puisse avoir mon visa pour être sur le territoire américain en toute légalité. Une fois reçu, je suis parti pour le New-Jersey afin de commencer cette nouvelle vie que j’ai tant attendue.
Benjamin Apotheloz, le 7 novembre 2018

Texte dictionnaire

SAMBUQUE – GLAPIR – DEPAYSANT – GAUFRE – COCCINELLE – ZAPPEUR – FONDER – PREMATUREMENT
CONTRAINTE : Recherche aléatoire de mots dans le dictionnaire et composition d’un texte avec ces derniers dans l’ordre.


 

Monsieur Richard et le chacal [texte de Manuel]
« Il était une fois un monsieur appelé Richard. Il prend une sambuque. Il commence à jouer de la musique quand, tout à coup, il entend glapir près de lui. Il trouve un chacal d’Afrique complétement dépaysé, sans repères. Richard prend le chacal chez lui et lui donne une gaufre. Le chacal mange tout mais, distrait, il regarde aussi une coccinelle, sans la déranger. Pendant que le chacal mange et regarde l’insecte, Monsieur Richard, en bon zappeur, regarde, lui, la TV, sans résultats.
Monsieur Richard décide alors de fonder un foyer pour animaux. Mais c’est prématurément car il n’a pas encore l’espace suffisant dans sa cour. »


 

Le charmeur de coccinelles [texte de Samuel]
« En Afrique, en voyage, Paul jouait de la sambuque mais son chien glapissait d’horreur car, évidemment, il ne connaît rien à l’art. Pour les autochtones, c’est une musique plutôt dépaysante puisqu’elle vient d’Europe, mais ils la trouvaient tout de même agréable. Il avait aussi amené des gaufres belges car Paul, comme tout bon belge qui se respecte, ne pouvait s’en passer. Mais ses gaufres attiraient terriblement les coccinelles jaunes qui venaient pour les manger. Zappeur comme il est, il réfléchissait et zappait les idées pour pouvoir les chasser.
Mais une idée meilleure encore lui vint : il allait jouer de sa sambuque pour domestiquer les coccinelles. Qui l’eut cru, elles commencèrent à le suivre toutes pour autant qu’il continuait à jouer. Une idée de génie lui vint alors : il allait fonder une entreprise qui vendrait des coccinelles aux autochtones qui les aimaient beaucoup comme animaux de compagnie dans leurs familles.
Cependant, il était venu prématurément dans son voyage. Il avait décidé de partir un peu avant l’hiver car il se disait qu’il serait au chaud pendant qu’il neigeait en Belgique. Le problème était que la saison froide était arrivée et les coccinelles se faisaient de plus en plus rares avec ces températures. Lui, il devait rentrer car il avait quand même du travail. Il se dit alors que les prochains mois il allait économiser pour réunir les fonds et revenir l’année prochaine pour son business de coccinelles. »


 

Le royaume des insectes [texte de Conall]
« Dans un monde, les insectes sont les rois et les mammifères sont vulnérables. Les fourmis sont passives et aiment jouer des instruments de musique comme la sambuque, la guitare et le violon. Les criquets, agacés, glapissent constamment. Les araignées se déplacent souvent de pays dépaysants. Les cafards sont bon cuisiniers, ils font souvent des gaufres. La famille des coléoptères sont croyants en différents dieux. Le dieu le plus célèbre, c’est la Coccinelle Zappeuse. Les mouches, quant à elles, ont fondé une nation de dictateur. Mais ce n’est pas parce que les insectes ont pris le pouvoir prématurément que les conflits ne se terminent pas ! »

Texte en ouille

CONTRAINTE : Ecriture d’un texte avec des mots, choisis en groupe, qui se terminent en ouille (casse-couilles, fouille, citrouille, grenouille, nouilles, fripouille, ratatouille, jacquouille, mouille, chatouille).


« Un jour, Jacquouille décida de faire une fouille de ses poubelles. Bien que cette tâche est casse-couilles, il y trouva des nouilles, une citrouille et une grenouille avec lesquels il fit une ratatouille. Quelle fripouille, ce Jacquouille, il eut même le temps de faire des chatouilles à son chat aux poils qui mouillent. »

La petite poule mange l’inconscient bleuté.

Contrainte : Ecriture d’un texte inspiré de ce titre, lui-même formé par un cadavre exquis collectif.


« Il était une fois dans une petite ferme, une petite poule différente des autres. Elle rêvait de voyages et d’aventures ; elle en avait marre de vivre dans son petit poulailler, de faire semblant d’être quelqu’un qu’elle n’était pas. Elle en avait surtout marre de faire tous les jours la même chose comme les autres poules.

Alors un soir, elle décida de partir de son poulailler. Elle passa sous le grillage, puis parti en courant aussi vite qu’elle le pouvait sur le chemin de terre, laissant juste la poussière s’envoler derrière elle. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle courrait mais elle était libre, elle pouvait faire ce qu’elle voulait.
Puis, au bout d’un moment, à bout de souffle, elle décida de monter la colline et d’aller sur la plage de sable. Elle en avait tellement rêvé. Alors, elle sauta dans l’océan, nagea des heures, plongea pour admirer les coquillages, les poissons, les plantes marines. Elle avait les yeux qui brillaient d’émerveillement. Plus tard, elle décida d’aller s’allonger sur la plage. Couchée, elle regarda les étoiles. Elle n’en n’avait jamais vu d’aussi près ; elle se senti toute petite ; elle s’imagina cosmonaute, actrice, chanteuse ; elle s’imagina plein de vies extraordinaires.
Puis, au petit matin, elle vit le soleil se lever. De peur, elle se dépêcha de rentrer au poulailler pour que l’on ne remarque pas son absence. Arrivée, elle se coucha et rêva de sa nuit magique. » [Texte de Jessica]

Variations sur la chanson de Thomas Fersen « La chauve-souris »

Contrainte : Après la lecture des paroles, mise en commun des mots restés en mémoire et composition d’un texte avec ces derniers.

Chanson disponible ici


 

« Ce squelette n’est pas net, dans ce puit qui amasse la pluie.
Mamie m’avait dit de me méfier de ce puit, heureusement que j’avais un parapluie.
Il fait trop noir en-dessous, mais ce squelette est d’une clarté écarlate.
Son gosier est empli de brasiers.
Difficile de deviner le trépied de ce puit ; cette mairie ne brille pas trop de par sa lumière. »


 

« Cette nuit-là, une chauve-souris est venue me voir.

Cette nuit-là, il pleuvait.

Cette nuit-là, j’étais désespérée.

Cette nuit-là, je me suis mariée de force.

Cette nuit-là, je voyais la vie en noir.

Cette nuit-là, une chauve-souris m’a redonné un sens à ma vie et je la remercie. »


« Il fait nuit noire.

Dans la nuit, une chauve-souris, sortie sous la pluie, rencontre Monsieur Parapluie.
Se faire un ami,  sous la pluie ».